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Les combattants professionnels UFC et MMA et l’huile de CBD

Comme vous pouvez l’imaginer, le monde de la lutte professionnelle est un environnement impitoyable. Les athlètes doivent sacrifier leur corps (et souvent leur bien-être physique et mental) pour maintenir des niveaux élevés de force, d’endurance et de performance.

Des films comme Rocky, Raging Bull et Million Dollar Baby peuvent être un peu exagérés. Cependant, l’idée centrale ne s’éloigne pas trop de la réalité du combat professionnel : pour être les meilleurs, les combattants ne doivent pas limiter leurs sacrifices s’ils veulent atteindre le sommet.

Il n’est donc pas difficile d’imaginer la quantité de stress physique et mental qu’ils subissent quotidiennement. Les exigences physiques et mentales sont impitoyables et nécessitent des niveaux extrêmes de concentration et de détermination pour maintenir la performance au quotidien.

C’est pourquoi beaucoup de gens conviennent certainement que les techniques de récupération d’un combattant sont aussi importantes que sa méthode d’entraînement : s’il ne peut pas récupérer correctement, à la fois physiquement et mentalement, il ne pourra pas atteindre le plus haut niveau de performance pendant le combat.

Nutrition et alimentation en lutte professionnelle

Il ne fait aucun doute que la nutrition et l’alimentation sont essentielles à la survie et au bien-être d’un combattant professionnel. Si un combattant veut que son corps fonctionne au mieux et récupère le plus rapidement et efficacement possible, il doit prendre soin de chaque petit détail de sa santé physique.

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que certains des meilleurs combattants MMA et UFA du monde commencent à utiliser de l’huile de CBD.

Le CBD est 100% naturel. Ils l’utilisent pour récupérer rapidement sans éprouver à peine d’effets indésirables.

Dans cet article, nous allons parler de certains des noms les plus éminents de la lutte professionnelle qui ont donné leur avis en faveur du CBD. Nous expliquerons également pourquoi le CBD devient de plus en plus populaire auprès des boxeurs professionnels.

Médicaments anti-inflammatoires et médicaments sur ordonnance: un problème dans les sports de contact professionnels?

Ce n’est un secret pour personne que les anti-inflammatoires addictifs dérivés des opioïdes ont été un gros problème dans les sports professionnels. Cela s’est surtout produit dans le football américain, le rugby et la lutte professionnelle, où la violence physique et les « lésions corporelles » font partie du jeu.

Les documents juridiques ont montré que pratiquement tous les médecins de la NFL avaient témoigné qu’ils avaient violé une ou plusieurs lois fédérales sur les drogues, alors qu’ils travaillaient comme médecins de nombreuses équipes ».

La nature hautement addictive et les effets secondaires nocifs des anti-inflammatoires opioïdes sont bien connus et sont annoncés depuis de nombreuses années.

Ainsi, la légende de la WWE et du MMA Brock Lesnar a longuement discuté de sa dépendance personnelle aux anti-inflammatoires. Il a dit que c’était la faute de la routine d’un « environnement impitoyable » où il fallait « subir de nombreuses blessures en même temps ».

La pire chose qui puisse arriver aux combattants professionnels du monde entier (ou à tout athlète) est que le corps est accro aux effets négatifs (mentaux et physiques) des anti-inflammatoires prescrits.

Heureusement, certains athlètes de haut niveau semblent avoir trouvé un moyen plus sûr et plus naturel de récupérer.

Des boxeurs professionnels qui choisissent d’utiliser le CBD

Parmi les combattants de haut niveau qui ont soutenu le cannabidiol (CBD), le cas de Nate Diaz est probablement le plus connu. Il a été filmé avec un vaporisateur d’huile de CBD lors d’une conférence de presse après un combat avec la légende de l’UFC Conor McGregor.

Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il inhalait, Diaz a répondu: « C’est du CBD. Cela m’aide avec le processus de guérison et l’inflammation. Cela ne fait pas de mal de le faire avant et après les combats, l’entraînement. Ça rend la vie plus facile. »

En plus de Diaz, d’autres grands noms de l’UFC et du MMA ont choisi d’utiliser le CBD ces dernières années:

  • TJ Dillashaw
  • Jack McGann
  • Gina Mazany
  • Chris Camozzi
  • Et bien d’autres encore

Est-il légal pour les boxeurs professionnels et autres athlètes d’utiliser le CBD?

Heureusement pour les combattants mentionnés ici, des chiens de garde comme l’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’Agence américaine antidopage (USADA), qui est l’autorité de contrôle antidopage de l’UFC, ont retiré le CBD de leurs listes. des substances interdites.

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Interactions avec d’autres médicaments

Vous êtes nombreux à nous demander si vous pouvez prendre du CBD avec des médicaments. Comme nous le disons, le CBD n’est pas un médicament : il permet uniquement d’améliorer votre bien-être.

Disponible chez Au Vert Shop, le livre « Chanvre en médecine, Redécouverte d’une plante médicinale » (Édition Solanacée, Soleure, 2017, 304 p.) du docteur Franjo Grotenhermen, diplômé Summa Cum Laude à l’université de Médecine de Cologne en 1996, permet d’apporter quelques précisions quant à l’action du CBD sur l’organisme à travers cet extrait :

« Pour être efficace, le CBD doit souvent être administré à hautes doses, il est dégradé dans le foie. Il y inhibe alors l’activité de deux enzymes responsable de la dégradation de divers médicaments. Les médicaments dégradés par l’enzyme CYP2C19 peuvent l’être plus lentement et ainsi agir plus fortement s’ils sont absorbés en même temps que le CBD. Au rang de ces médicaments, on compte l’inhibiteur d’acide Pantoprazol ainsi que l’antiépileptique Clobazam (Frisium). Le CBD inhibe également l’activité de l’enzyme CYP2D6, ce qui dégradera plus lentement et dopera l’effet des médicaments dégradés par cette enzyme. On retrouve dans ce cas l’inhibiteur d’acide Omeprazol et le neuroleptique Risperidon (Risperdal). La prudence est donc par conséquent recommandée lors d’absorption de grandes quantités de CBD, si la substance est absorbée en même temps que certains autres médicaments ».

Chanvre en medecine Redecouverte d une plante medicinale

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Récepteurs Cannabinoïdes, explications

Extrait du livre, disponible dans votre shop, « Chanvre en médecine, Redécouverte d’une plante médicinale » (Édition Solanacée, Soleure, 2017, 304 p.) du docteur Franjo Grotenhermen, diplômé Summa Cum Laude à l’université de Médecine de Cologne en 1996 :

En 1987, Il a été démontré pour la première fois que la plupart des effets attribués aux cannabinoïdes s’exercent sur leurs liaisons aux récepteurs spécifiques. Ces récepteurs cannabinoïdes se situent principalement sur les membranes des cellules du cerveau et dans la moelle épinière. Ils sont également présents sur les cellules du cœur, de l’intestin, des poumons, de la peau, des voies urinaires, de l’utérus, des testicules, des glandes internes, de la rate et des globules blancs. Selon l’endroit où se trouvent ces récepteurs, leur activation va provoquer des effets très différents, par exemple une inhibition des voies nociceptives, une inhibition du processus inflammatoire, une modification de la perception du temps, un sentiment d’euphorie ou d’autres effets psychiques.

Le premier cannabinoïde endogène a été découvert en 1992. Il a été baptisé « anandamide », du sanscrit ananda, qui signifie « bonheur suprême » et « amide », du fait de sa structure chimique. Plus tard, d’autres endocannabinoïdes ont été découverts, dont les noms sont toutefois moins poétiques et sonnent plus scientifiques: 2-arachidonoylglycérol et éther de noladine. Aujourd’hui, on dénombre environ 200 variétés de substances endogènes proches des encannabinoïdes, dont les effets n’ont en grande partie pas encore été étudiés en détail. Les endocannabinoïdes comptent parmi les substances qui jouent un rôle de messagers naturels. Ils transmettent des informations concernant l’état de l’organisme aussi bien dans le cerveau que dans d’autres organes, provoquant ainsi des réactions au niveau des cellules. Ils appartiennent au groupe des principaux neurotransmetteurs d’inhibition et jouent un rôle important, par exemple comme frein à la libération excessive de glutamate dans le cerveau lors d’un manque d’approvisionnement en oxygène de ce dernier. C’est la raison pour laquelle une des principales fonctions attribuées aux endocannabinoïdes est la fonction protectrice des cellules nerveuses. D’autres neurotransmetteurs agissent sous l’influence des endocannabinoïdes comme le GABA, la glycine, la noradrénaline, la sérotonine, la dopamine, l’acétylcholine ainsi que les neuropeptides (enképhaline et endorphine).

Souvent, les propriétés médicales du cannabis s’expliquent par l’effet interactif de ces messagers. Ainsi, l’inhibition de la libération de la sérotonine calme les nausées et les vomissements, et l’influence exercée par le GABA et l’acétylcholine est bénéfique contre les troubles neuromusculaires, comme les spasmes ou les crampes ». Chanvre en medecine Redecouverte d une plante medicinale

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le CBD débarque chez les animaux de compagnie.

Que ce soit en croquettes, mais surtout en huile, le Cannabidiol (CBD) débarque chez les animaux de compagnie. De plus en plus de vétérinaires décident d’administrer ce cannabis légal, sans THC, pour soigner maux et troubles du comportement.

Douleurs, arthrose, rhumatisme : pour apaiser son chien Bowie, Murielle a trouvé la combine. Elle lui administre trois gouttes de CBD – de l’huile de cannabis légal, sans THC – qu’elle met dans ses croquettes.

« Bowie a commencé à avoir de l’arthrose il y un petit moment. J’habitais aux États-Unis et c’est son vétérinaire à New York qui m’en a parlé et qui m’a dit que ça ne pouvait pas faire de mal. Et du coup, on a testé et ça a aidé. Il ne boite plus », raconte-t-elle dimanche dans le 19h30.

« Un nouvel outil pour soigner »

En Suisse, depuis quelques années, l’huile de CBD séduit de plus en plus les propriétaires de chiens et de chats, comme l’a constaté Vincenzo La Naia, vétérinaire à Genève, qui en prescrit lui aussi. « Ceci nous donne d’autres outils pour soigner certains types de douleurs ou intervenir dans certaines pathologies qui vont de la douleur chronique à l’anxiété qui peuvent être assez surprenantes », souligne-t-il.

Même si les études cliniques sur les effets thérapeutiques du CBD sont encore peu nombreuses, le marché se développe très rapidement. Kelly Szabados a lancé sa marque Flower Pawer, présentée comme naturelle et locale, depuis près d’un an. Elle a eu cette idée alors qu’elle travaillait pour une marque de CBD et que sa vétérinaire lui en a proposé pour sa chienne Nina tombée dans les escaliers.

« J’étais très étonnée, cela faisait trois ans que je bossais dans l’industrie et je lui ai donné du CBD pendant deux ou trois semaines. Et à la troisième semaine, elle a commencé à remarcher normalement, elle boitait beaucoup moins », se souvient-elle.

Différents dosages

En moyenne, un flacon d’huile de CBD varie entre 25 et 85 francs la bouteille. Si le prix dépend de la qualité de l’huile utilisée, il dépend aussi des différents dosages qui existent. « Cela commence à 2% jusqu’à environ 10%. Cela dépend vraiment de la taille et du poids de l’animal. Ce qui veut dire qu’on ne va pas donner la même dose à un chihuahua qu’à un labrador », poursuit Kelly Szabados.

Malgré l’engouement dans les commerces spécialisés et en ligne, ce complément alimentaire doit être utilisé avec un suivi vétérinaire, rappelle Doris Hugi, vétérinaire à Thonex et présidente de la société genevoise des vétérinaires. A son avis, il faut surtout utiliser ce produit pour les vieux chiens, pour les rhumatismes, pour de l’arthrose ou pour des vieux animaux qui ont des troubles du comportement ou de sénilité. « Mais absolument pas pour calmer ou pour diminuer les activités d’un jeune chien ou d’un chiot. »

Si les vétérinaires traitent surtout les chiens et les chats, tous les mammifères seraient sensibles au CBD.

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Le CBD, mieux que le paracétamol pour les douleurs chroniques ?

Un nutrithérapeute français a comparé le paracétamol au cannabidiol (CBD) pour l’apaisement des douleurs chroniques. Voici ce qu’il rapporte.

Une alternative envisageable

Le paracétamol, composé chimique utilisé comme antalgique (antidouleur) est un incontournable en France et partout dans le monde. Plus de cent millions de boîtes sont vendues chaque année en France.

Quant au CBD (abréviation du terme cannabidiol), cette molécule fait partie des nombreux (autour de deux cents, selon l’Organisation mondiale de la santé) cannabinoïdes présents dans le chanvre, aussi appelé cannabis. A l’inverse de l’actif le plus connu de la plante, le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), le CBD n’a pas d’effet stupéfiant.

Récemment, Jean Paul Curtay, nutrithérapeute et auteur, membre du Centre de Formation en Nutrithérapie et Phytothérapie Appliquées (CFNA) situé à Namur (Belgique) a publié dans la revue We Demain, une chronique dans laquelle il explique que les antalgiques et anti-inflammatoires font partie des médicaments qui tuent le plus, en raison de fréquents surdosages. Pour palier à cela, Jean Paul Curtay désigne le CBD comme étant une possible alternative. On sait qu’aujourd’hui, en France, douze millions de personnes souffrent de douleurs chroniques.

Epileptiques, sclérose en plaques ou AVC

Selon lui, plusieurs études affichent l’existence d’effets antalgiques, anti-inflammatoires et anti-nausées. En France, des mélanges de CBD et de THC pourront bientôt être prescrits aux patients. Une étude sur 3000 volontaires devrait débuter en ce mois de janvier. Dans certains pays d’Europe et d’Amérique du Sud, dans plusieurs états américains, au Canada et en Israël, son utilisation est instaurée, ou en cours d’expérimentation.

D’autre part, ce cannabis médical pourrait apaiser les dommages causés aux nerfs ainsi que la spasticité musculaire pour les personnes atteintes de sclérose en plaques ou ayant subi un AVC. Pour les épileptiques aussi, il serait bénéfique.

 

Source: hitek.fr

Listing des reportages TV sur le CBD

Cannabis sur ordonnance:

Sclérose en plaques, épilepsie, maladie de Crohn, douleur chronique, cancer du cerveau : la liste des maladies que le cannabis pourrait guérir ne cesse de s’allonger. Mais qu’en est-il vraiment des vertus qu’on lui prête ? Utilisé depuis la nuit des temps pour ses effets psychotropes et thérapeutiques, le cannabis n’a été proscrit qu’au XXe siècle, lorsque son usage a été considéré comme une porte d’entrée vers des drogues plus dures. Aujourd’hui, la science du cannabis connaît un renouveau. Certains y voient un nouvel eldorado thérapeutique et une nouvelle manne économique, quand d’autres craignent la consommation accrue de drogues qui pourrait en dériver.

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Pratiquement généralisé en Amérique du Nord et du Sud, le cannabis médical est légal dans 21 pays européens. La France fait figure d’exception où 1 million de malades seraient en attente d’une légalisation…

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« Capital », le magazine de M6 se penche sur le business du sommeil et interroge ceux qui sont prêt à tout pour dormir. Il s’intéresse notamment au CBD, une substance que l’on trouve dans le cannabis.

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LeMedia.tv propose un documentaire intitulé « Cannabis thérapeutique : l’hypocrisie française ».

Le 07 octobre dernier, le décret autorisant l’expérimentation du cannabis à usage thérapeutique paraissait au Journal Officiel. En gélule, en huile mais aussi en fleurs séchées à vaporiser, c’est bien du cannabis traditionnel, à teneur régulée en THC qui sera utilisé. L’efficacité de la plante sur les symptômes invalidants de pathologies chroniques, en soins palliatifs ou sur les effets secondaires de certains traitements est déjà largement documentée. Ce test sera donc essentiellement celui de la sécurisation du circuit de distribution de ce nouveau type de médicament. Mais avec les changements de cadre légal qui en découlent, la distinction cannabis à CBD et cannabis récréatif paraît plus que jamais brouillée. La société française semble donc plongée en plein paradoxe entre la pénalisation des consommateurs de cannabis et cette expérimentation. Ce test grandeur nature du cannabis sur 3000 patients, et pour une durée de deux ans, ouvre donc de nombreuses questions éthiques, de l’accessibilité des soins de santé pour tous à la stratégie de santé publique autour de l’usage d’une plante controversée. Alors « Cannabis thérapeutique : l’hypocrisie française ». Bienvenus dans le deuxième numéro de symptômes critiques.

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Le magazine « Nous, Les Européens » de Francetvinfo.fr présente un reportage intitulé « Cannabis : des citoyens en pétard »

Grand reportage, invité-e-s et actualité européenne sont au sommaire du magazine « Nous, les Européens » (Twitter), présenté par Francis Letellier et diffusé le dimanche à 10h35 sur France 3. Pour ce nouveau numéro de la saison 2, direction le Portugal, où le consommateur de cannabis est traité comme un malade avant d’être considéré comme un délinquant, et la Champagne-Ardennes, première région en Europe de production de chanvre.

La France a tout misé sur la lutte contre le trafic et la poursuite des consommateurs, avec des résultats qui posent question. Elle possède l’arsenal le plus répressif d’Europe… et le plus grand nombre de fumeurs de joints, chez les jeunes comme chez les adultes.

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Le CBD et le sport

Depuis 15 ans, les sportifs professionnels et amateurs en utilisent. Pour soulager les douleurs après l’effort, pour prévenir les inflammations, pour détendre muscles et articulations ou pour améliorer le bien-être mental, ses bienfaits sont multiples. Le CBD aujourd’hui se démocratise et peut soulager beaucoup des troubles du quotidien.

Les bienfaits du CBD après le sport

Qui n’a jamais connu les courbatures après des heures d’effort ou les douleurs articulaires après l’effort ? La molécule CBD est un puissant allié pour la récupération après le sport. Pour ceux qui enchaînent les efforts, les huiles permettent d’éviter les courbatures et accélèrent ainsi la récupération musculaire. Pour les sportifs qui pourraient souffrir de douleurs articulaires, la molécule les diminue et soulage efficacement.

Les effets bénéfiques des huiles CBD après le sport ne se limitent toutefois pas au bien-être physique. Aussi importante, la récupération mentale joue pour beaucoup dans la performance sportive. Reconnu pour soulager stress, angoisse et anxiété, le CBD, non addictif, apaise ceux des sportifs qui sont sujets à ces maux bien connus.

Le fonctionnement du CBD

À consommer sous forme d’huile mélangée dans un verre d’eau, de pâte ou de gélule, la molécule de CBD peut convenir à toutes et tous. Elle partage des propriétés communes avec le THC présent dans le cannabis. À sa différence, le CBD ne donne pas cette désagréable sensation de planer ou de ne plus être maître de ses émotions ou de son comportement. Alors que la THC peut accélérer ou produire des maladies psychologiques ou psychiatriques, le CBD fonctionne à l’inverse.

Le fonctionnement du CBD dans l’organisme est simple. Il ne soigne pas les douleurs, les courbatures ou les troubles de l’anxiété. Mais il agit comme un agent apaisant qui vient commander au système cérébral et nerveux de calmer la douleur ou les troubles psychologiques. Son usage est d’autant plus efficace et sain que notre organisme est naturellement équipé de récepteurs synaptiques capables d’assimiler le CBD. Dans des proportions très limitées, notre corps produit d’ailleurs des équivalents comme l’endorphine ou la sérotonine.

De nombreux sportifs vantent les vertus du cannabis, qui en plus de bénéficier de bienfaits sur le corps, s’avère être un remède 100% naturel. En 2019, l’entreprise canadienne de cannabis thérapeutique Aurora Cannabis et l’UFC (Ultimate Fighting Championship), plus grande organisation d’arts martiaux mixtes au monde se sont associés pour encourager la recherche sur les effets du CBD sur les sportifs. De nombreux sportifs consommant du CBD régulièrement disent ressentir une réduction du temps de récupération ainsi qu’une amélioration de leurs performances sportives. Ces recherches ont permis de mettre en avant le fait que le CBD a un impact avant l’effort mais également après. Avant l’effort, il permettrait de réduire le stress et l’anxiété du sportif inhérents à toute compétition sportive. Après l’effort, il aurait de nombreux bénéfices puisqu’il permettrait de soulager les douleurs musculaires. En effet, grâce à ses vertus anti-inflammatoires, il permettrait de réduire le temps de récupération. Relaxant, le CBD permettrait aussi d’améliorer la qualité du sommeil. Il aurait également des effets vasorelaxant, anti-spasmodique et antioxydants, permettant ainsi le réduire les risques cardio-vasculaires et les crampes.

Comment le consommer ?

De nombreux experts conseillent de le consommer sous forme de baume ou d’huile à appliquer localement après un effort. Les athlètes peuvent également le consommer sous forme de comprimés et d’huile à poser sous la langue. Il est possible de concocter sa propre huile de CBD ou son propre baume en utilisant des cristaux de CBD. Ils permettent de mieux maîtriser le dosage et sont la forme la plus pure de CBD.
Qu’en pensent les experts ?

De nombreux sportifs l’utilisent en substitut de médicaments anti-douleurs plus classiques. Les recherches réalisées à ce jour soulignent son impact bénéfique sur la récupération sportive et la gestion de la douleur. Et de plus en plus de sportifs professionnels se laissent tenter. Par exemple, Andrew Talansky, champion de cyclisme et athlète de triathlon, utilise l’huile de CBD pour soulager les douleurs liées à ses nombreux entraînements. De même, pour le coureur cycliste Brock Cannon reconverti dans l’ultra-trail, qui a décidé de substituer l’huile de chanvre aux ibuprofènes qu’ils prenaient quotidiennement.

Souce: Sport Santé

Source: La Sueur

les cannabinoides: essentiels à la vie humaine et animal

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Définition du mot Cannabinoïde

Les cannabinoïdes sont un groupe de substances chimiques qui activent les récepteurs cannabis présents dans le corps humain et chez les mammifères.

Le premier cannabinoïde isolé fut le tétrahydrocannabinol, puis le cannabidiol et les autres cannabinoïdes. Ces découvertes ont été initiées et effectuées dans les années 1960 par le Pr. Raphael Mechoulam, chercheur israélien. Il existe environ 100 différents cannabinoïdes présents dans la plante de cannabis et des chercheurs dans le monde entier étudient actuellement leurs potentiels effets thérapeutiques et leurs mécanismes de fonctionnement dans le corps humain.

Il existe trois types de cannabinoïdes :

  • les cannabinoïdes végétaux (phytocannabinoïdes), présents dans les Cannabis sp. ou produits de la dégradation du tétrahydrocannabinol ;
  • les cannabinoïdes endogènes (endocannabinoïdes) sécrétés par certains organismes animaux ;
  • les cannabinoïdes synthétiques, élaborés en laboratoire.

Cannabinoïdes végétaux (phytocannabinoïdes)

En opposition aux cannabinoïdes synthétiques, les phytocannabinoïdes sont synthétisés par une plante. De ce fait, il est difficile de pouvoir garantir la composition finale de chaque échantillon végétal. Néanmoins, depuis 2003, certains producteurs hollandais sont en mesure de répondre à des normes pharmaceutiques strictes en matière de mesure de composition (THC, CBD) et aussi aux contrôles relatifs aux métaux lourds, pesticides, bactéries, moisissures. Les produits distribués depuis en pharmacie aux Pays-Bas sont au nombre de trois, tous produits par la Société Bedrocan.

  • Bedrocan (18 % dronabinol) ;
  • Bediol (11 %) ;
  • Bedrobinol (6 % + 7,5 % CBD).

Le Bureau du Cannabis Médicinal , qui dépend directement du Ministère de la Santé et des Sports Hollandais, est chargé d’assurer le contrôle de la distribution de ces nouveaux médicaments. En 2008, 120 000 g de cannabis médical ont ainsi été vendus au travers du réseau des pharmacies.

À côté de ces médicaments, le Sativex (spray sublingual) a été développé essentiellement pour les malades atteints de sclérose en plaques. Il contient une quantité équivalente de THC et de CBD, et est fabriqué à partir d’extrait de plantes.

Le Cannador est aussi à l’étude. Ce serait un médicament sous forme de gélule liquide, également à base d’extraits de plante.

Historique

Ces cannabinoïdes ont été découverts la première fois dans les années 1940, quand le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN) ont été identifiés. La structure du tétrahydrocannabinol (THC) a été déterminée la première fois en 1964. À cause de la similitude et de la facilité moléculaire de la conversion synthétique, on a cru à l’origine que le CBD était un précurseur normal du THC. Cependant, on sait maintenant que le CBD et le THC sont produits indépendamment dans le cannabis.

Propriétés

Les cannabinoïdes végétaux sont presque insolubles dans l’eau mais solubles dans les lipides, les alcools, et d’autres dissolvants organiques non polaires. Tous les cannabinoïdes végétaux sont dérivés de leurs deux acides carboxyliques respectifs (2-COOH) par décarboxylation, c’est-à-dire catalysés par la chaleur, la lumière, ou les conditions alcalines. Ils sont produits naturellement par le cannabis, et sont concentrés dans une résine visqueuse qui est produite en structures glandulaires connues sous le nom de trichomes.

Liste non exhaustive

Il y a plus de soixante cannabinoïdes végétaux connus. Le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN) sont les plus répandus et ont été les plus étudiés. Par hybridation, on a pu isoler des espèces produisant en plus grande quantité l’un ou l’autre de ces cannabinoïdes. Par exemple, le chanvre cultivé, principalement destiné à la production de fibres, contient de faibles quantités de THC mais plus de CBD et d’autres cannabinoïdes non psychoactifs. Ainsi le chanvre industriel peut aussi être considéré comme potentiellement thérapeutique.

Parmi les autres moins connus, on peut citer :

  • CBC ou cannabichromene ;
  • CBL ou cannabicyclol ;
  • CBV ou cannabivarol ;
  • THCV ou tétrahydrocannabivarine ;
  • CBDV ou cannabidivarine ;
  • CBCV ou cannabichromevarine ;
  • CBGV ou cannabigerovarine ;
  • CBGM ou cannabigerol.
  • Il atténue les effets secondaires du THC (fatigue, ivresse, anxiété, maux de ventre). Médicalement, il soulage les convulsions, l’inflammation, l’anxiété et les nausées. Il a aussi des propriétés anti-psychotiques, particulièrement importantes dans le cadre du traitement de la schizophrénie.
    Le CBD a une plus grande affinité pour le récepteur CB2 que pour le récepteur CB1. Les CB2 étant notamment situés sur les cellules immunitaires T, le CBD agit au cœur du système immunitaire.
  • Autre propriété médicinale du CBD est qu’il agit en tant que neuroprotecteur. Il existe plusieurs études qui assurent que le CBD contribue à rétablir les zones du cerveau endommagées par la mort neuronale chronique et aiguë.
  • Le CBD contient lui-même des propriétés anxiolytiques et antidépressives.
  • Des études ont été réalisées, indiquant que l’association de THC et CBD peut contribuer à pallier la spasticité (une tension et une raideur inhabituelles du tonus musculaire) provenant de maladies telles que la sclérose en plaques.
  • Il se forme par oxydation du CBN qui lui se forme par oxydation du THC.
  • Le CBD est particulièrement antioxydant.
  • Le CBD pourrait avoir une certaine efficacité sur la protection neuronale contre le prion dans certains modèles animaux .

CBN ou cannabinol

Métabolisme

Une fois dans le corps, la plupart des cannabinoïdes sont métabolisés dans le foie, bien qu’une partie soit stockée dans les graisses.
Le delta-9-THC est métabolisé en 11-hydroxy-delta-9-THC, qui est alors métabolisé en 11-nor-9-carboxy-delta-9-THC.
Quelques métabolites du cannabis peuvent être détectés dans le corps et les urines après plusieurs semaines d’abstinence.

Système endocannabinoïde – cannabinoïde endogène

Le système endocannabinoïde est un système de communication physiologique, composé de récepteurs membranaires CB1 et CB2, de ligands et d’enzymes responsables de la synthèse et de la dégradation de ces molécules. Le récepteur CB1 a été découvert en 1988 et a mis en évidence le fonctionnement du THC, responsable des effets euphorisants de la molécule. Le premier de ces composés fut isolé en 1992 et fut nommé anandamide (le nom vient du sanskrit Ananda, déesse de l’éternelle suavité). L’anandamide a un mode d’action très proche de celui du THC même si sa structure chimique est différente, il possède une grande affinité pour CB1.

Les endocannabinoïdes sont des dérivés d’acide gras formés à partir des lipides contenus dans les membranes de ces cellules. Ils sont capables d’activer les récepteurs CB1 et CB2 à la demande en réaction à un stimuli, ne sont pas stockés dans le corps, agissent localement et sont dégradés après leur synthèse.

L’avancée des recherches a permis de découvrir de nouveaux médiateurs : cinq endocannabinoïdes sont identifiés : trois sont apparentés à l’anandamide, les deux autres sont le 2-arachidonoyl glycérol (2-AG), et le 2-AG éther. Mais les chercheurs pensent qu’il en existe environ une dizaine.
Les dernières recherches visent à isoler les endocannabinoïdes comme essentiels dans le fonctionnement de l’organisme du fait de leur nombre beaucoup plus important que n’importe quel autre récepteur, ce qui permettrait d’expliquer les effets systémiques et généraux du cannabis et la variété de ses applications thérapeutiques. Ils stimuleraient notamment la libération d’autres neurotransmetteurs et joueraient un rôle dans la fertilité des spermatozoïdes.

Récepteurs cannabinoïdes endogènes

  • Les récepteurs CB1 :
    ils se situent principalement dans le système nerveux central mais également en petite quantité dans le système nerveux périphérique. Les récepteurs CB1 agissent en agonistes des récepteurs protéine G et semblent être responsables des effets euphoriques et anticonvulsifs du cannabis en se fixant sur les récepteurs.
    Au niveau du système nerveux central, on le retrouve principalement au niveau de l’hippocampe, du cortex associatif, du cervelet, des ganglions de la base (substance noire réticulée, striatum, globus pallidus particulièrement) et de la moelle épinière.
    Au niveau du système nerveux périphérique, on le retrouve au niveau des poumons, du système gastro-intestinal, de l’utérus et des testicules.
    Les récepteurs CB1 sont également retrouvés en moindre quantité dans l’hypothalamus, le thalamus et le tronc cérébral où ils joueraient pourtant un rôle important.
    Le récepteur CB1 est un récepteur couplé aux protéines G. Il est principalement pré-synaptique, c’est-à-dire situé à l’extrémité distale de l’axone du neurone.
  • Les récepteurs CB2 :
    ils se situent dans différentes parties du système immunitaire, dont la rate.
    Les récepteurs CB2 agissent en antagonistes des récepteurs protéine G et semblent être responsables de l’effet anti-inflammatoire, et possiblement d’autres effets thérapeutiques du cannabis.

Les études effectuées jusqu’ici semblent confirmer que ces récepteurs peuvent agir sur certains processus neurophysiologiques au niveau du cerveau.

Les chercheurs pensent qu’il existerait d’autres récepteurs cannabinoïdes.

Les chercheurs ont mis au point un type de récepteur capable de rendre incontrôlable le cannabis.

Rôles ou effets des endocannabinoïdes

Ils sont encore mal compris, mais ne sont pas comparables à ceux du cannabis :

  • ils ne sont libérés qu’en petites quantités et dans des endroits bien définis ;
  • ils sont rapidement éliminés (alors qu’au contraire, la consommation de cannabis induit une concentration massive de THC, qui s’il se fixe sur les mêmes récepteurs, est présent en une telle concentration qu’il ne peut être rapidement éliminé, ce qui modifie notablement ses effets) ;
  • ils ont tous les caractéristiques des neurotransmetteurs, avec une seule différence : contrairement aux neurotransmetteurs qui sont synthétisés en continu par les cellules nerveuses dans le cytoplasme puis stockés sous forme de vésicules, les endocannabinoïdes sont synthétisés « à la demande », donc après stimulation ;
  • ils ne sont pas stockés sous forme de vésicule (en raison de leur nature lipidique) mais diffusent librement juste après leur production. En effet, les endocannabinoïdes ne peuvent être produits en continu car rapidement inactivés par hydrolyse (enzymatique) ;
  • ils peuvent être hydropéroxydés par deux types d’enzymes : les lipo-oxygénases et les cycloxygénases.
    L’acide hydroxyéïcosatétranoïque (HETE) est le produit obtenu après catalyse du 2-AG par la lipo-oxygénase, ce produit est un activateur des PPARs ;
  • On a récemment montré qu’ils pourraient jouer un rôle lors de la fécondation en activant le spermatozoïde après sa phase de repos dans les trompes de Fallope. Un des composés endocannabinoïdes naturellement présent à la fois dans l’appareil génital masculin et féminin se montre en effet capable (démontré in vitro) d’activer le canal ionique qui contrôle l’entrée d’ions calcium chargés positivement dans le spermatozoïde, ce qui accélère les mouvements du flagelle. Les fumeurs de marijuana pourraient ainsi avoir des problèmes de fertilité expliqués par une hyper-activation de ce canal ionique, qui provoquerait un comportement anormal des spermatozoïdes.

Cannabinoïdes synthétiques

Historiquement, les premières synthèses en laboratoire des cannabinoïdes ont été basées sur la structure des cannabinoïdes végétaux mais de nouveaux composés apparaissent maintenant, basés sur la structure des endocannabinoïdes.

Les cannabinoïdes synthétiques sont particulièrement utiles pour les expérimentations visant à déterminer le rapport entre la structure moléculaire et l’activité du cannabinoïde.

On peut citer notamment le dronabinol (nom commercial Marinol) ou le nabilone. Le namisol est à l’étude (dronabinol sous forme de comprimés).

En juillet 2006, le cannabigérol est présenté par Yehoshua Maor, chercheur brésilien à l’Université hébraïque de Jérusalem (Israël). Le cannabigérol est présenté comme un médicament contre l’hypertension avec des effets secondaires légers, de plus il a un léger effet anti-inflammatoire.

Cannabinoïdes issus du génie génétique

Selon un article publié début 2019 dans la Revue Nature il est désormais possible de faire produire des cannabinoïdes biosynthétisés par une levure génétiquement modifiée, pour des usages médicinaux ; ces cannabinoïdes sont a priori semblables à ceux trouvés dans le cannabis. A Toronto les biochimistes de la société Trait Biosciences « produit du cannabis génétiquement modifié pour produire des cannabinoïdes solubles dans l’eau destinés à l’industrie des boissons. Ils essaient également de modifier leurs plantes pour que chaque tissu, et pas seulement les glandes à résine de cannabis qui sécrètent normalement les cannabinoïdes, puisse produire de nouveaux composés dérivés du cannabis ».
Une société est même capable de produire des cannabinoïdes qui n’existent pas dans la nature, mais qui pourrait avoir des propriétés également intéressantes pour la médecine. Au Canada, InMed Pharmaceuticals a préféré utiliser des bactéries pour produire des cannabinoïdes (Escherichia coli, bactérie déjà couramment utilisée en laboratoire).

Néanmoins, à l’Université de Californie (Los Angeles) le biochimiste Jim Bowie a récemment décrit une autre voie, encore plus simple et moins coûteuse de transformer des sucres en cannabidoïdes, sans même passer par la biosynthèse dans une cellule. Il a déjà réussi avec son équipe à produire un précurseur des formes inactives de THC et de CBD en quantités commercialement viables. Une start-up dénommée Invizyne Technologies pourrait développer et commercialiser cette voie de synthèse.

Anti-cannabinoïdes de synthèse

  • Le plus connu est le rimonabant, médicament utilisé en 2007-2008 dans certaines formes d’obésité, qui a été retiré de la vente pour cause d’effets dépressifs.
  • Le taranabant testé comme traitement potentiel de l’obésité du fait de ses propriétés anorexigènes. En octobre 2008, Merck a stoppé les essais cliniques à la suite d’effets secondaires importants notamment des dépressions et des syndromes anxieux.

Bibliographie

  • Stéphane Horel et Jean-Pierre Lentin, Drogues et cerveau, Éditions du Panama/Actuel, 2005.
  • F. Grotenhermen, Les cannabinoides et le système des endocannabinoides, Cannabinoids 2006.
  • Michka (2009), Cannabis Médical : du Chanvre Indien au THC de Synthèse, MamaEditions
  • T. Mikuriya, Gieringer, Rosenthal : Du Cannabis pour se Soigner : Guide Pratique (1998) – Édition l’Esprit Frappeur
  • F. Grotenhermen, Le Chanvre Médical: un Guide Pratique sur les Applications Médicales du Cannabis et du THC, (non encore édité en Français / traduction de l’ouvrage original Hanf als Medizin, ein praktischer Ratgeber zur Anwendung von Cannabis und Dronabinol, Baden und Munchen, Fev 2004
  • A. Hazekamp, Extracting the Medicine (Thesis – 2007)

Source: Wikipédia

chanvre

Terpènes: Rôle et description

Les terpènes représentent une large variété d’hydrocarbures produits par un grand nombre de plantes et certains insectes. Ce sont les principaux composants de n’importe quelle plante à résine ou à huile essentielle et jouent un rôle important dans le règne végétal, de décourager la prédation des insectes à la protection contre le stress environnemental, en passant par la construction de blocs chimiques plus complexes comme les cannabinoïdes, certaines hormones, la vitamine A, des pigments et des stérols.

Les terpénoïdes contribuent à l’odeur de l’eucalyptus, les parfums de cannelle, du clou de girofle, du gingembre et la couleur des fleurs jaunes. Les terpénoïdes les plus connus incluent le citral (le constituant principal de l’huile de citronnelle), le menthol et aussi les cannabinoïdes.

Les plantes terpénoïdes sont largement utilisées pour leur qualités aromatiques. Elles jouent un rôle dans les remèdes traditionnels à base de plante et sont actuellement sous les loupes des scientifiques pour confirmer leurs propriétés antibactériennes ou antinéoplastiques (qui prévient ou inhibe le développement d’une tumeur).

La plante de Cannabis est composée d’une grande variété de composés chimiques. Environ 140 d’entre eux appartiennent à une large classe d’hydrocarbures organiques aromatiques appelés terpènes. Certains confondent d’ailleurs terpènes et terpénoïdes. La principale différence entre les terpènes et les terpénoïdes est que les terpènes sont des hydrocarbures (composés uniquement de carbone et d’hydrogène), alors que les terpénoïdes sont oxydés ou chimiquement modifiés.

Les terpènes sont synthétisés dans le cannabis par des cellules sécrétoires à l’intérieur des trichomes glandulaires. Leur production augmente avec l’exposition à la lumière. Ces terpènes sont principalement observés en grande concentration sur les fleurs des plantes femelles non-fécondées avant la sénescence. L’huile essentielle est extraite de la plante par distillation ou vaporisation. La plupart des terpènes se vaporisent à une température similaire à celle du THC (qui bout à 157°C), mais certains terpènes sont plus volatiles que d’autres. Les terpènes jouent également un rôle important en fournissant à la plante un moyen de protection naturelle contre les bactéries et les champignons, les insectes et les différents stress environnementaux.

Le cannabis peut affecter l’esprit, les émotions et le comportement. Le principal cannabinoïde psychotrope, le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC), a été beaucoup étudié. Cependant, la plupart des autres cannabinoïdes, terpénoïdes et flavanoïdes du cannabis jouent un grand rôle dans les effets du cannabis et restent sous-étudiés.

Les terpènes sont les constituants principaux des arômes et des odeurs. Ils agissent sur les récepteurs, les neurotransmetteurs. Ils se combinent ou se dissolvent dans les lipides ou les graisses. Ils agissent comme inhibiteurs du recaptage de la sérotonine, améliorent l’activité norépinéphrine, augmentent l’activité de la dopamine et augmentent le GABA, un neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux. Cependant, davantage de recherches sont nécessaires pour préciser la manière dont les terpènes du cannabis peuvent être utilisés à des fins médicales pour traiter certains symptômes ou certaines pathologies.Effets synergiques

L’étude Carlini et al a montré qu’il peut y avoir une potentialisation des effets du THC par d’autres substances présentes dans le cannabis. L’étude en double-aveugle a trouvé que du cannabis avec des niveaux équivalents ou supérieurs de CBD et CBN par rapport au THC induisait des effets deux à quatre fois supérieurs que prévus avec du THC seul. Les effets de la consommation du double de cannabis d’une variété seulement pourvue en THC n’étaient pas différents de ceux du placebo.

Cette suggestion a été renforcée par une étude réalisée par Wilkinson et al qui voulait déterminer s’il y avait un avantage à utiliser des extraits de cannabis comparés à du THC isolé. Un extrait de cannabis standardisé composé de THC, CBD et CBN (SCE), un autre de THC pur, et un autre sans THC mais avec CBD, ont été testés sur des souris atteintes de sclérose en plaques et un rat atteint d’épilepsie.

Les scientifiques ont trouvé que le SCE inhibait la spasticité de la sclérose en plaques par rapport à un niveau comparable de THC seul, et causait une relaxation musculaire plus importante et réduisait le temps d’action. Le CBD ne provoquait aucune réduction de la spasticité.

Sur le modèle épileptiques, le SCE était plus puissant et agissait également plus rapidement que le THC seul. Le CBD a également montré une activité anticonvulsivante. Le CBD n’empêchait pas les crises d’épilepsie et ne modulait pas l’activité du THC.

Par conséquent, en ce qui concerne certaines actions du cannabis (par exemple l’anti-spasticité), le THC était le constituant actif, qui peut être modifié par la présence d’autres composants. Cependant, pour les autres effets (les propriétés anticonvulsivantes par exemple), le THC, bien qu’actif, pourrait ne pas être nécessaire pour l’effet observé. Surtout ces résultats ont démontré que toutes les actions thérapeutiques du cannabis ne sont pas dus au THC.

Le Dr. Ethan Russo soutiendra plus tard cette théorie avec des preuves scientifiques en démontrant que les composants non-cannabinoïdes comme les terpènes servaient d’inhibiteurs aux effets intoxicants du THC, tout en augmentant le potentiel thérapeutique du THC. Cette « synergie terpéno-phytocannabinoïde » augmente le potentiel des extraits de cannabis pour traiter la douleur, l’inflammation, les infections bactériennes et fongiques, la dépression, l’anxiété, l’addiction, l’épilepsie ou même le cancer.

Utilisation des terpènes

On connait les usages médicaux ou récréatifs du cannabis, mais l’aspect le plus subtil de la plante, son odeur, est largement tu. Les herbes aromatiques que nous utilisons en cuisine sont composées de terpènes particuliers qui leur donnent une odeur distincte. Le cannabis est si complexe de ce point de vue là que les combinaisons de terpène sont illimitées, créant un spectre infini d’arômes et de parfums. Mais cela explique aussi que certaines variétés de cannabis aient des odeurs similaires à des fruits ou essence bien connus (pin, myrtille, citron, etc…).

Les terpènes dépassent néanmoins le simple aspect de l’odeur. Beaucoup de terpènes agissent en synergie, et certains servent de catalyseur ou d’inhibiteur à d’autres composés de la plante. Comprendre le rôle de certains terpènes permettra aux scientifiques de manipuler les niveaux de cannabinoïdes. Certains terpènes sont pressentis pour moduler les effets psychoactifs et physiologiques du cannabis.

Par exemple, le cannabis contient une certaine quantité de terpène appelé caryophyllène (BCP) qui contribue à l’arôme et au parfum des plantes. Les premières études menées montrent que ce terpène, qu’on trouve aussi dans d’autres herbes légales comme le poivre noir (joue sur le piquant du poivre), active les récepteurs CB2 et agit comme un anti-inflammatoire non-psychoactif. Comme il est lié à un récepteur cannabinoïde, et comme le caryophyllène est présent dans dans aliments autorisés par la FDA (l’instance de régulation de l’agroalimentaire aux USA), le BCP est le premier cannabinoïde diététique.

D’autres études sont toutefois nécessaires pour savoir comment toutes ces substances participent aux propriétés médicinales du cannabis.

Que sont les flavonoïdes ?

Les flavonoïdes sont l’une des plus grandes familles de nutriments connues des scientifiques, et incluent plus de 6000 membres identifiés. Environ 20 d’entre eux, dont l’apigenine, la quercétine, la cannflavine A et la cannflavine B (qu’on trouve uniquement dans le cannabis), le β-sitostérol, la vitexine, l’isovitexine, le kaempferol, la lutéoline et l’orientine ont été identifiés dans le cannabis. Les flavonoïdes sont connues pour leurs propriétés antioxidantes et anti-inflammatoires, ainsi que pour leur contribution aux couleurs des aliments que nous mangeons (le bleu des myrtilles ou le rose des framboises).

Certains flavonoïdes extraits du cannabis ont été étudiés pour leur effets pharmacologiques. Les premières conclusions sont prometteuses, mais davantage de recherches sont nécessaires pour comprendre parfaitement le rôle des flavonoïdes dans l’utilisation médicale qu’est faite du cannabis, en particulier la manière dont ils interagissent avec les cannabinoïdes, en synergie soit à la hausse, soit à la baisse.

La roue des terpènes

Les terpènes se sont montrés être essentiels pour la fabrication des pigments, stérols, hormones et même les cannabinoïdes des plantes. Les terpènes sont aussi responsables des odeurs plaisantes ou déplaisantes du cannabis et de ses effets physiologiques. Les consommateurs de cannabis demandent souvent à sentir la weed avant de la choisir. L’odeur permet en effet d’identifier dans une certaine mesure la variété du cannabis, et donc ses effets.

Comme l’étude Casano et al l’a montré, les variétés de cannabis diffèrent grandement d’une variété à une autre, et même d’une récolte à une autre. Les variétés avec une grande concentration de terpènes bien spécifiques sont davantage identifiables à l’odeur que les autres. Les variétés avec des odeurs de musc ou de girofle délivrent ainsi des effets plus sédatifs et relaxants, à cause de leurs hauts niveaux de myrcène. Les variétés sentant davantage le pin agissent plutôt sur le mental et la mémoire (terpène pinene). Et les arômes de citron favorisent la bonne humeur (limonène).

A travers une analyse spectrale, Green House a identifié les terpènes de leurs variétés, et développé une « roue des saveurs » pour aider les consommateurs de cannabis à choisir leur variété en fonction des effets désirés. Bien que cette roue soit orientée vers les variétés de Green House, le concept et le vocabulaire utilisé est un outil pratique pour les médecins, les patients, les cultivateurs et les consommateurs.

Les terpènes du cannabis:

Myrcène

Le myrcène, et spécifiquement le β-myrcène, est un monoterpène et le terpène le plus commun produit par le cannabis. Son arôme est décrit comme musqué, terreux, herbeux, presque girofle. Un fort taux de myrcène (au-dessus de 0,5%) provoque un effet « couch-lock », typique des variétés indica. Le myrcène peut être trouvé dans l’huile de houblon, les fruits citronnés, les feuilles de baies, l’eucalyptus, le thym sauvage, la citronnelle…

Le myrcène a des propriétés médicinales spécifiques, y compris abaisser les barrières entre le sang et le cerveau, permettant à de nombreux composés, dont les cannabinoïdes, d’agir plus rapidement. Le myrcène provoque également l’augmentation des niveaux de saturation maximum du récepteur CB1, favorisant les effets psychoactifs. Le myrcène a des propriétés analgésiques, anti-inflammatoires, antibiotiques et antimutagène. Il bloque l’action de certains carcinogènes comme le cytochrome ou l’aflatoxine B.

Comme le myrcène peut se trouver dans les huiles essentielles de fruits citronnés, la légende veut que manger une mangue 45 minutes avant de consommer du cannabis augmenter les effets de ce dernier. Il faut surtout que la mangue soit mure pour que les niveaux de myrcène puissent faire la différence.

Limonène

Le limonène est un monoterpène monocyclique et un des deux principaux terpènes formés à partir du pinène. Comme son nom le suggère, les variétés de cannabis fortement dosées en limonène ont de fortes odeurs d’agrumes. Elles prodiguent en général une bonne humeur. Ce terpène citronné est le constituant principal du zeste des agrumes, du romarin, du genévrier ou de la menthe poivrée, et de plusieurs huiles d’aiguilles de pin.

Le limonène est facilement absorbé en inhalation et passe rapidement dans le sang. Il aide à l’absorption des autres terpènes à travers la peau et les autres tissus corporels. Le limonène empêche la croissance de nombreuses espèces de champignons et de bactéries, le rendant particulièrement efficaces pour des infections comme les mycoses plantaires. Il favoriserait également la perte de poids.

Les plantes utilisent le limonène comme un insecticide naturel pour éloigner les prédateurs. Le limonène était utilisé à l’origine en cuisine et dans les parfums.

Caryophyllène

Le Beta-caryophyllène est un sesquiterpène que l’on trouve habituellement dans le basilic thaïlandais, le clou de girofle, les feuilles de la cannelle et le poivre noir, et en petites quantités dans la lavande. Son arôme est décrit comme poivré, boisé et/ou épicé. Le Caryophyllène est le seul terpène connu à interagir avec le système endocannabinoïde (CB2-R).

Plusieurs études se sont attardées sur les effets du caryophyllène. Fine/Rosenfeld ont montré que combiné à d’autres phytocannabinoïdes, notamment le cannabidiol (CBD), en ingestion orale, il se révélait prometteur dans le traitement de la douleur chronique.

L’étude Horváth et al suggère que le β-caryophyllène est un excellent agent thérapeutique pour prévenir la néphrotoxicité causé par la chimiothérapie. L’étude Jeena, Liju et al s’est penchée sur des extraits de poivre noir, qui ont montré des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antinociceptive. Des variétés de cannabis contenant du caryophyllène pourraient donc être utilisées pour traiter l’arthrite ou les douleurs neuropathiques.

Linalol

Le linalol est un monoterpénoïde non-cyclique, aux odeurs florales et lavande. Les variétés de cannabis chargées en linalol amènent calme et relaxation.

Le linalol est utilisé depuis des siècles pour aider à dormir. Le linalol apaise l’anxiété provoquée par le THC, le rendant également utile pour le traitement des psychoses et de l’anxiété. Les études suggèrent également que le linalol booste le système immunitaire, réduit significativement l’inflammation des poumons et peut restaurer les fonctions émotives et cognitives (dans le traitement d’Alzheimer par exemple).

Le linalol a été isolé dans plusieurs centaines de plantes, comme la menthe, le laurier, la cannelle, le palissandre… Bien que techniquement ce ne soit pas des plantes, certains champignons produisent également du linalol.

Le linalol est un précurseur critique de la formation de vitamine E.

Terpinolène

Le terpinolène est un composé commun de la sauge et du romarin. Il est largement utilisé dans les savons et les parfums, et fait également fuir les insections. Le terpinolène est connu pour avoir des arômes de pin, avec des nuances de fleurs et d’herbes.

Le terpinolène a montré être un dépresseur du système nerveux central, utilisé pour provoquer la somnolence ou le sommeil, ou réduire l’excitation psychologique ou l’anxiété. En outre, le terpinolène réduirait considérablement l’expression de la protéine AKT1 dans les cellules K562 et inhiberait la prolifération des cellules cancéreuses.

Camphène

Le camphène est un monoterpène qui émet des odeurs de forêt humide et d’aiguille de sapin. Le camphène pourrait jouer un rôle important dans les maladies cardiovasculaires.

L’étude Vallianou et al a montré que le camphène réduisait le cholestérol du plasma et les triglycérides chez des rats en surpoids. Le surpoids est une des principales causes d’accidents cardiaques.

Le camphène pourrait donc être utilisé comme un agent hypolipidémiant. On retrouve le camphène dans l’huile de camphre, l’essence de térébenthine, l’huile de citronnelle ou de gingembre. Il est utilisé en cuisine pour ajouter du goût. Il est produit de manière industrielle par isomérisation catalytique de l’α-pinène.
Terpinéol

Les α-terpinéol, terpinène-4-ol, et 4-terpinéol sont 3 monoterpènes très proches. L’arôme du terpinéol s’approche de l’odeur des fleurs de lila. Le terpinéol est souvent observé dans des variétés avec de forts taux de pinène, qui masque l’odeur du terpinéol.

Le terpinéol, et en particulier l’α-terpinéol, est connu pour avoir des effets calmants et relaxants. Il a également montré quelques propriétés antibiotiques, antioxydantes et antipaludique.

Phellandrène

Le phellandrène est décrit comme ayant des odeurs de menthe poivrée, avec un léger retour de citron. Il est utilisé en médecine traditionnelle chinoise pour traiter les troubles digestifs. C’est le principal ingrédient de l’huile de feuille de curcuma, utilisé pour prévenir et traiter les infections fongiques systémiques. Le phellandrène est probablement le terpène le plus facile à identifier en laboratoire. Lorsqu’une solution de phellandrène dans un solvant est traitée avec une solution concentrée de nitrate de sodium et quelques gouttes d’acide acétique, de gros cristaux de nitrate de phellandrène se forment.

Le phellandrène a d’abord été découvert dans l’huile d’eucalyptus. Il se retrouve cependant dans de nombreuses herbes et épices, dont la cannelle, l’ail, l’aneth, le gingembre et le persil. Les odeurs reconnaissables de certaines huiles essentielles dépendent presque entièrement de la présence de phellandrène.

Carène

Le delta-3-carène est un monoterpène bicyclique avec une odeur douce et âcre. Il est naturellement observé dans l’huile de cyprès, de génévrier et de sapin. A haute concentration, le Δ³-carène peut être un dépresseur du système nerveux central. Il est souvent utilisé pour sécher les excès de liquide corporel, comme les larmes, le mucs ou la sueur.

Le carène est non-toxique mais peut causer des irritations lorsqu’il est inhalé. Des variétés de cannabis avec beaucoup de carène pourraient potentiellement causer de la toux ou la gorge qui gratte.

Humulène

L’humulène est un sesquiterpène que l’on trouve dans le houblon, les variétés de Cannabis Sativa ou la coriandre vietnamienne. C’est aussi ce qui donne l’arôme houblonné à la bière.

L’humulène est considéré comme un anti-tumoral, anti-bactérien, anti-inflammatoire et un anorexique (il limite l’appétit). Il a communément été mélangé avec du caryophyllène et utilisé comme un remède pour l’inflammation.

Pulegone

Le pulegone, un monoterpénoïde monocyclique, est un composant mineur du cannabis. On le trouve beaucoup dans le romarin. Le romarin décompose l’acétylcholine du cerveau, ce qui permet aux cellules nerveuses de communiquer plus efficacement les unes avec les autres.

Le pulegone a des propriétés sédatives et de réduction de la fièvre. Il pourrait également atténuer certains effets secondaires du THC comme la perte de mémoire à court terme. Le pulegone a un arôme plaisant de menthe poivrée et est considérée comme étant un bon insecticide.

Sabinène

Le sabinène est un monoterpène bicyclique dont les arômes rappellent Noël, un mélange de pin et d’agrumes. Les dernières études suggèrent que le sabinène est antioxydant et anti-inflammatoire. On retrouve le sabinène dans l’épinette de Norvège, le poivre noir ou le basilic.

Géraniol

Le géraniol produit une odeur similaire à celle des roses. Cela fait du géraniol un bon chois pour les produits de douche et de bain. Il est aussi connu pour être un bon anti-moustique. Côté médical, le géraniol est prometteur dans le traitement de la neuropathie.

Source: NewsWeed

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Point sur le CBD au 03/12/2020 (Europe,Onu,France)

1. Cour de justice de l’Union européenne. COMMUNIQUE DE PRESSE n° 141/20:

Dans la vive bataille juridique qui se joue depuis des années autour du « CBD » (cannabidiol), une molécule présente dans le chanvre, l’arrêt que vient de prendre la justice européenne devrait faire date. « Une décision historique », « un changement de paradigme », « une portée phénoménale »… ont réagi les juristes et les défenseurs de cette substance consommée pour son effet relaxant, mais dont la légalité fait régulièrement l’objet de polémiques en France, avec un cadre de commercialisation aux contours flous.

Dans son arrêt rendu public jeudi 19 novembre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) juge illégale l’interdiction de la commercialisation du CBD en France. « Un Etat membre ne peut interdire la commercialisation du cannabidiol légalement produit dans un autre Etat membre », écrit-elle dans un communiqué. Et ce, quand bien même ce CBD « est extrait de la plante de Cannabis sativa [chanvre] dans son intégralité et non de ses seules fibres et graines ».
Pas d’effets psychotropes

La nuance a son importance, puisqu’elle écarte de facto la réglementation appliquée par l’Etat français : d’après une circulaire prise en 2018, seules les fibres et les graines de la plante de chanvre peuvent faire l’objet d’une utilisation – l’essentiel du CBD se trouve ailleurs, dans la fleur de la plante.

Le CBD fait partie des centaines de cannabinoïdes présents dans le cannabis, mais à l’inverse du principe actif le plus connu de la plante, le « THC » aux effets euphorisants, il n’a pas d’effets psychotropes.

2.L’ONU reconnaît officiellement l’utilité médicale du cannabis

La Commission des stupéfiants des Nations unies (CND), l’organe qui décide quelles substances sont considérées comme des drogues au vu du droit international, a approuvé, mercredi 2 décembre, la « reclassification » du cannabis et de sa résine dans les conventions internationales, reconnaissant de fait son utilité médicale.

Jusqu’ici, le cannabis et sa résine étaient considérés selon leur classement dans l’annexe IV de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, la catégorie la plus restrictive, où sont répertoriées les substances qui favorisent fortement l’abus et ont un très faible, voire aucun, intérêt médical. Ce n’est plus le cas après le vote très serré (27 pour, 25 contre, 1 abstention) lors de la 63e session de la CND, qui a suivi les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette dernière a demandé en 2019, études scientifiques à l’appui, d’enlever ces substances de l’annexe IV, car elles présentent « un potentiel thérapeutique ». Désormais, le cannabis pourra être utilisé dans la fabrication de médicaments, au même titre que l’opium ou la morphine, sans que son utilisation soit découragée par l’ONU, comme c’était le cas jusqu’alors.
Déclassification symbolique

Les instances internationales sur le contrôle des drogues sont des organes habitués à l’inertie, et il est rare qu’un vote fasse bouger aussi distinctement les lignes. « C’est la première fois depuis 1916 que l’on reconnaît, au niveau international, l’intérêt thérapeutique du cannabis. Depuis plus d’un siècle, les conventions internationales sur les drogues maintenaient que ce produit était dangereux et sans intérêt médical. En 2020, l’ONU reconnaît le contraire », explique Yann Bisiou, maître de conférences à l’université Montpellier-III et spécialiste du droit de la drogue. Mais tout historique qu’elle soit, cette « déclassification » comporte une grande part de symbolique.

3.Cannabidiol (CBD) le point sur la législation par la MILDECA

Dans cet arrêt, la CJUE considère qu’en l’état des connaissances scientifiques et sur la base des conventions internationales en vigueur, l’huile de CBD ne constitue pas un produit stupéfiant. Elle en déduit que les dispositions relatives à la libre circulation des marchandises sont applicables à ce produit et qu’une mesure nationale qui interdit la commercialisation du CBD issue de la plante entière constitue une entrave à la libre circulation.

Elle précise cependant qu’une telle mesure peut être justifiée par un objectif de protection de la santé publique sous réserve qu’elle soit nécessaire et proportionnée.

Elle rappelle ensuite qu’il appartient à la juridiction de renvoi d’apprécier, à la lumière des données scientifiques disponibles, si des effets nocifs pour la santé humaine pourraient être liés à l’utilisation du CBD, justifiant l’application d’un principe de précaution et si les mesures prises sont propres à garantir l’objectif de protection de la santé publique.

En l’espèce, et afin de guider la juridiction dans son appréciation, la CJUE souligne que la réglementation française ne lui parait pas remplir cette condition dans la mesure où l’interdiction de commercialisation ne frappe pas le CBD de synthèse qui aurait les mêmes propriétés que le CBD naturel.

Les autorités françaises prennent acte de cet arrêt. Elles tiennent à souligner que, dans cet arrêt, la CJUE reconnait que l’application du principe de précaution pourrait, sous réserve d’éléments scientifiques probants, justifier une réglementation restreignant la commercialisation des produits à base de CBD. Elles étudient les voies et moyens pour prendre en compte ses conclusions.

Les autorités réitèrent d’ores et déjà leurs avertissements concernant les effets potentiellement nocifs de la molécule de CBD, encore peu connue. Elles signalent en outre les risques sanitaires liés au Δ-9-tétrahydrocannabinol (THC), molécule classée comme stupéfiant, que sont susceptibles de contenir les produits issus du chanvre. Elles appellent à la plus grande vigilance concernant les modes de consommation de ces produits, notamment la voie fumée, dont la toxicité est avérée.

Par ailleurs, il est rappelé que les produits contenant du CBD demeurent soumis au respect des dispositions législatives françaises, et plus particulièrement des suivantes :
Ils ne peuvent, sous peine de sanctions pénales, revendiquer des allégations thérapeutiques, à moins qu’ils n’aient été autorisés comme médicament par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ou la Commission européenne sur la base d’un dossier évalué selon des critères scientifiques de qualité, sécurité et efficacité.

Les publicités en faveur de produits contenant du CBD ne doivent pas entretenir de confusion entre le cannabis et le CBD et faire ainsi la promotion du cannabis. Cette pratique est susceptible de constituer l’infraction pénale de provocation à l’usage de stupéfiant.

Enfin, les autorités françaises estiment que l’élaboration d’une approche commune européenne des produits à base de CBD serait souhaitable. Elles poursuivent à cet égard leurs échanges avec les autres Etats membres et la Commission européenne..

Source: le Monde / site officiel du gouvernement.